de la fonction des outils

De retour d’une journée culturelle, après une halte “un truc à manger”, presque distraitement nous allons prélever les mails. La moisson est bonne, et plein de gens, après pendant des mois nous avoir sollicité pour nous enlarger le pénis – notre anglais plus qu’approximatif nous faisant traduire la chose par un élargissement de la queue -, nous propose, certain que nous avons subit la première opération de, maintenant, pratiquer une, carrément, up-date. Up-date your penis qu’ils dissent. S’ils n’étaient si nombreux à nous proposer la chose, nous leurs expliquerions que notre bitte n’a pas besoin de mise à jour, et qu’à l’occasion on est même prêt à leur la foutre au cul. 

Au milieu de cela, affleure quelques messages dont nous sommes bien les destinataires. Et parmi ceux-ci, un site, où notre annonce triomphe, nous informe que nous avons un nouveau message. 

La communication s’effectue de deux façons sur le site de rencontre : le dial, bavardage en direct, ou le message mail. Le message mail, arrive, selon le système soit directement dans la mail perso de l’annonceur (c’est pratique, c’est désormais une histoire qui peut se dérouler de mail perso à mail perso; avec, notons-le, l’inconvénient (peut-être) d’avoir à livrer son adresse mail perso à l’interlocuteur. Inconvénient, qui reste mineur, puisque pour peut que l’on ai un peu de prévoyance, on aura prit soin de créer une adresse mail uniquement à l’usage du libertinage. Un autre “problème” de cette option, est que nous adressons à l’aveugle notre message, sans savoir – à part en cas de mailer-daemon – si celui-ci à été lu, et reste sans réponse en raison d’un problème technique, ou si c’est juste que la personne sollicité est plus échangiste que polie…

L’autre méthode, est un système intégré dans le site de rencontre. Ici, pas de problème de mail à dévoiler, pas d’interrogation plus que de raison pour savoir ce que notre invit’ est devenu : on sait si le message à été lu ou pas. A savoir tout cela, on pourra s’en réjouir, ou s’interroger sur les capacités que l’on nous offres pour fliquer (et être fliquer) … ni sur le développement d’une parano naissante (merde, t’as vus, y sont lu notre message, et y z’ont pas répondu, j’ai dit quoi comme âneries? Y veulent pas de nous? Si on leur plaisaient, y z’auraient répondu tout de suite, c’est pas normal de pas répondre … ).

Deux méthodes de communications. L’une, le dial, sans doute plus directe, avec son lot de brutalités, bréve, et le mail, autorisant plus de largesse et d’expansion dans l’expression. Nous avons là, le temps de la rédaction, raconter deux trois trucs, et puisque c’est pour engager quelque chose, éventuellement poser des questions ou proposer n’importe quoi qui appel une réponse (positive ou non). Le message mail, nous paraît alors appartenir à un autre mode d’échange, la possibilité du temps, faire l’effort d’aller vers l’autre en faisant un truc inouï genre une phrase.

Pour faire plaisir à tout le monde, voici donc le texte, dans son intégralité de notre dernier message mail reçut : 

bonjour

~ par leslarmesderos le juillet 10, 2008.

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