Ralentissement …

•octobre 1, 2008 • 3 commentaires

La rentrée, les emmerdes, le temps, tout cela concours à un ralentissement tant du blog que de nos recherches. Le désir d’Autres est moins aigu, une priorité secondaire. Le désir est une sale bête qui ne se commande pas à coups de connexions sur des sites de rencontres. Comme la bourse : c’est fluctuant. Nous n’en sommes pas au renoncement, mais à la fatigue du statique. Les mêmes phrases (idiotes ou maigres, parfois les deux) de prise de contact : bonjour vous aller bien. Que répondre à une telle chose? Les mêmes annonceurs se baladant d’un site à l’autre. Les mêmes silences. De la convention formatée. L’échec en la matière est la règle, la rencontre l’exception. 

Demain est un autre jour …

Comme du yaourt

•août 14, 2008 • 3 commentaires

Le couple débutant est un article fréquemment rencontré dans les annonces.

La date de publication d’une annonce est une information à laquelle on a accès assez facilement sur certains sites. 

D’où une inquiétude se profilant parfois à l’horizon pourtant joyeux - c’est joyeux l’échangiste (!!??) - de la mise en regard des deux informations. Nous sommes, déjà, en août 2008 (comme passe le temps) et des, joyeux donc, annonceurs de longue date (2006) en sont toujours au même stade : débutants.

Que penser de tout cela?

Les sites sont pleins de gens frissonnants à la moindre concrétisation, et sont donc des “fantasmeurs de derrière l’écran”, voués à n’être de ce fait jamais que débutants.

Ca ne marche pas. Chacun replier sur un catalogue trop précis du matériel, et des options qui vont avec, qu’il recherche ne trouvant finalement jamais ceux qui sauront correspondre. Retour au fantasmeurs de derrière l’écran, mais pour d’autres raisons.

Ce sont d’infinis casse-mouilles, et personne n’a jamais eut le courage de se les cogner autrement qu’en virtuel.

Ce sont de terribles calculateurs : le statut de débutant doit avoir son charme, et il est bon de le préserver (combien d’annonces font des “haltes aux pros” … des pros ?????).

Ils sont distraits … leurs aventures échangistes roulent bon train, alors pourquoi changer une formule qui gagne? 

Rien. Ne rien en penser. Deux ans d’annonce, et rien. D’éternels débutants, des poètes en quelque sorte…

De la brute (dans un monde de finesse?)

•août 2, 2008 • Un commentaire

L’échangiste en herbe est peut-être trop exigent? C’est qu’un fantasme, c’est physiquement parfait, ça à pas des poils partout, pas de ventre, pas de rides, pas son âge … Un fantasme même des fois ça n’a pas de visage. C’est un truc en plus, une bite? une paire de seins? … c’est pas spécialement quelqu’un. Ca n’a pas de forme concrète. C’est un machin rigolo qu’on invite dans le couple par le truchement de mots. Et puis, voilà que les mots, on voudrait bien qu’ils bandent pour de vrai. 

Internet, les annonces, … hardi petit, en avant … Le corps des autres. Leurs réalités. Leurs délires. 

Ca collent pas toujours avec nos corps, notre réalité, nos délires. 

Ainsi nous sommes souvent dans la délicate position de devoir faire savoir à l’interlocuteur, que non. Ca à parfois des allures de corvées. 

Ding! un nouveau message dial. Bon, bon, qui vient nous voir? Ah! Bof, ça va pas le faire. (Contactant aussi par ce biais, on imagine sans peine que les gens à l’autre bout, aient une réaction équivalente). 

Il va falloir donc dire non. Et puis, on se dit que nous allons ménager les choses, faire appel à un peu de finesse. Et si on parlait de tout autre chose; si on répondait un peu à côté des questions, si on faisait sentir donc, que nous ne sommes pas des brutes sanguinaires et que l’on a juste pas envie de discuter, pas envie d’eux. Juste pas envie. Juste, ne pas être dans le truc, être dedans et dehors en même temps. Juste, qu’ils sentent que eux pour nous, c’est pas ça. C’est pas grave. C’est même pas à cause d’eux, des fois (souvent). 

Je t’en fiche de la finesse. Si tu leur mets pas noir sur blanc que non, ils s’en rendent pas compte, ils insistent, il faut absolument que tu sois une brute qui les envoient paître. 

Puisqu’ils le veulent …

Parce qu’on n’y arrive vraiment pas!

•juillet 27, 2008 • 3 commentaires

Pendant une très innocente ballade sur un site de photos, une phrase :

” La force de Michaël Bauswein est de nous démontrer, contrairement à ce que l’on pourrait penser, que les vêtements et le maquillage sont une vitrine alors que la nudité est un rideau…” 
Thomas Ragage

 

Euh… !!!??? Si quelqu’un a une vague idée de ce que ça peut bien vouloir dire.

Triage

•juillet 25, 2008 • Pas de commentaire

La fiche de l’annonceur est pleine de petits boutons divers et variés, qu’il se doit de cocher, remplir, lors de la création de son annonce. Informations factuelles sur l’état de son corps physique, voir sociale. Les informations vont du banal taille/poids à la situation professionnelle. En complément on indiquera de façon non restrictive le type de partenaires recherchés, tout comme nous auront le choix de catégoriser les cochonneries que l’on prévoit de faire avec. 

L’annonceur est aussi chercheur. Fort de tout ce déballage, nous auront alors la possibilité d’appeler les fiches des femmes bi, mesurant 1,50 m entre 40 et 45 ans pesant 75 Kg du Loiret, qui recherchent une femme homo.

Ainsi saucissonné, nous multiplions les chances de trouver un article qui colle à nos attentes, tout comme nous augmentons les chances d’être trouver - pour peu que l’on nous cherche. Nous risquons aussi, pourtant, à un kilo près, à une année de sélection, de passer à côté de ceux, celle, qui auraient réussi à faire bouger nos oreilles à la vue de leur photos, à la confirmation par la lecture de l’annonce. 

Sans curiosité, et campé sur des positions abstraites (pas au-delà de 35 ans … comme si le passage à 36 ans avariait la viande) on risque bien de louper le bon coup. 

Quelques craintifs, efficaces ou distraits, optent pour une maximisation de leur chance et cochent tout ce qu’il est possible de cocher. Ainsi une fiche annonce un couple qui cherche : couple, couple avec femme bi, femme, homme, et qui est échangiste, mélangiste, sans tabou, avec de l’expérience, explique dans son annonce qu’il sont débutants et ne cherchent qu’une femme pour elle

Ca date de quand l’invention de la roue?

faut en avoir

•juillet 22, 2008 • Pas de commentaire

Dans la série logique implacable, notre mauvaise foi (et esprit) à prendre au pied de la lettre les annonces …

 

Extrait :

“Elle aime tout mais avec humour et tendresse”

 

D’accord pour se faire fourrer un grille-pain dans le cul, du moment que c’est fait délicatement (autrement c’est pas possible de toutes façons!) et en lui racontant une blague de Toto.

Bonne conduite

•juillet 21, 2008 • Un commentaire

Avant d’entrer du côté obscur de l’annonceur, nous avons fréquenté les sites de rencontres par la lorgnette du lecteur d’annonce. 

Deux (trois) choses revenaient régulièrement. La bisexualité féminine s’imposait comme une norme, la bisexualité masculine comme une originalité, et l’homme seul paraissait être une race prolixe, profondément indésirable et doué d’une capacité de nuisance assez puissante. 

Moults annonceurs prévenant en guise de conclusion les hommes seuls de passer leur chemin, d’aller voir ailleurs, de leur lâcher la grappe, de no way, de direct poubelle, …

Nous voilà donc prévenus, l’homme seul est un gros lourd qui tente sa chance sans discernement, un mort de faim qui ne sait plus se tenir à la vue d’une annonce libertine. L’homme seul semblait la huitième plaie d’Egypte de l’annonceur.

Prévenus que nous étions, lorsque validant la publication de notre annonce, et nous connectant, nous avions pris soin d’arrimer solidement le Mac au bureau, histoire que l’avalanche de sperme promise ne causa point trop de dégâts. 

Que dire de notre déception. Bien sûr, quelque uns tentèrent leur chance, et la perdirent. Mais point de liste d’attente interminable de sexe gonflés voulant nous parler sur le dial, ni même de claquage de boîte mail en raison d’un trop plein de semence vive. 

Notre annonce est trop nulle? Elle les intéresse pas, les hommes seuls. Les annonceurs ras-le-bol des hommes seuls sont-ils paranoïaques? Trop prévenants? L’homme seul n’est plus ce qu’il était?

 

 

(à part notre chasseur solitaire en couple quand même, avouons que les quelques problèmes (tout est relatif) de communication que nous avons pus avoir était le fait de couple (ou présenté comme tel) s’acharnants sur les raisons de notre refus, ou prenant mal la chose. Des hommes seuls, nous n’avons - jusque là, et contre toute attente - pas à nous plaindre).

Interdire

•juillet 20, 2008 • 3 commentaires

Une brève connexion au site (le pluriel pouvant être juste aussi) de rencontres. Pour voir les nouveaux annonceurs, les nouvelles galeries, … voir si il n’y a quelques ondées à la surface de l’eau stagnante. Après quelques visites (pourtant certains sites affiches de vertigineuses statistiques) on a vite fait de repérer les personnes susceptibles de nous intéresser. Une simple visite rapide, un petit tour comme ça. La souri à un clic de la déconnexion, et le message “messages” qui se chope des convulsions. Quelqu’un nous parle, tente de le faire. L’annonce d’un couple. Pourtant, franc, le messager nous informe de suite des circonstances particulière de sa démarche. Il cherche tout seul, madame étant (soudainement) rétive à une sexualité dépassant les deux partenaires … enfin, si mais de temps en temps, rarement (ivre morte?). Nous remercions - on aime bien remercier - tout en rappelant les termes de notre recherche, à savoir un couple, un truc donc, où il y a une femme et une homme (au pire deux femmes) mais certainement pas un homme seul - si l’envie nous en prenait, nous arriverions bien, comme des grands, à le trouver tout seul.

Comme ferait la plupart des hommes seuls qui tentent quand même leur chance, le drôle aurait dû en rester là. Il insiste, et, horreur, se sur-vend. Mais je suis un mec formidable, propre, intelligent, sûrement mieux que la plupart des mecs ici. Nous lui faisons remarquer que ce n’est pas gentil de cracher comme ça sur les camarades de solitude, que s’ils sont moins bien, au moins ils ne vendent pas leurs femmes, les autres, et que tout Pape qu’il put être, sans femme à ces côtés, c’est peine perdue. Nous pensons être alors à l’abri d’un retour du sourd. Son onanisme à visiblement provoqué des dégâts profond et irréversibles, à moins qu’il ne fût monté en boucle, puisque quelques secondes plus tard, il nous ressert le même plat, ajoutant d’italiennes origines - argument, assurément, dans son esprit, imparable. 

De guerre lasse, il nous semble soudain parfaitement désigné de choisir un vigoureux coup de clic sur le fatal (mais libérateur) bouton : interdire!

(option magique qui empêche l’interlocuteur de pouvoir vous contacter que ce soit par dial, ou par mail- on n’est pas fan, mais quand le besoin de rééducation apparaît aussi urgent, on se dit, que vraiment, non, on est pas là pour ça!).

mais on t’as dit NON

•juillet 17, 2008 • 5 commentaires

L’échangisme, c’est comme la crevette, pour apprécier la chair(e) faut enlever la carapace.

C’est peut-être cela, ce blog. Au risque même de répétitions et de doublons. Décortiquer le machin. Nous en sommes à quelques contacts épistolaires, et une rencontre réel dans un bar. Sur cela, nous y viendront, aussi. 

Après notre premier trouble à devoir éconduire un interlocuteur (chose que nous avons relaté, et dont si nous ne tirons aucune fierté dans notre gestion maladroite, nous en avons cependant retenu l’enseignement : dire non est le premier devoir de l’échangiste), désormais le cas de conscience n’est plus une vilaine ombre planant sur nos têtes. C’est la mécanique du jeu, et nous l’acceptons. 

Bien sûr, nous sommes aussi victimes de refus. Et ce n’est sans doute pas le meilleur des moments. Nous prenons pourtant le refus clair et net sans ombrage. Nous remercions (pas trop chaleureusement quand même) et ajoutons un commentaire sur le physique ingrat de l’homme de notre couple. Puis prenons congé. Rien de grave dans tout cela.

Si un silence trop long s’installe - après expédition des photos de monsieur : on gueule. On explique, en termes choisis (pas forcément agréable du reste) que nous avons saisit l’éloquence du silence, mais que nous aurions préférer avoir à faire à une personne qui ai au moins les couilles de son opinion. Le silence lâche, oui, nous fâche. 

Un fin stratège, nous proposa une variante. Silence, suite à l’arrivé des photos de l’homme, puis - réflexion faite - demande des photos de la femme. Traduit :” si la femelle est bonne, on supportera bien le mec une soirée.”

Les refus, sont globalement - de parts et d’autres - bien acceptés. Il est vrai que les recours sont quasi nuls. 

A de rares occasions le refusé s’obstine. Entre l’insulte pur et simple et l’acharnement à dire qu’ils sont des gens biens (comme si nous remettions cela en question), en passant par des explications philosophiques sur l’échangisme et notre engagement :

 -comment, vous nous dite non, mais alors vous ne savez pas ce que vous voulez, être échangiste vous savez ma brave dame c’est surtout nous dire OUI à NOUS, puisque NOUS NOUS vous avons dit OUI, alors quand NOUS vous disons OUI vous ne pouvez pas NOUS dire NON, ou alors c’est que vous savez pas ce que vous voulez et vous devriez pas être là, On vous à dit OUI, … ).

- … (nous renouvelons notre avis)

- Oui mais une fiche, une photo, ça veut rien dire, venez prendre un verre chez nous ce soir.

- Merci, mais nous avons des choses à faire ce soir. Au revoir.

Voix intérieur : mais on t’as dit non, crétin à palmes!

Photo devinette

•juillet 15, 2008 • 3 commentaires

Nous avons déjà, un peu, évoqué la photographie, et les deux grandes lignes des choix possibles en la matière. L’objet, plus ou moins - mais quand même plus -, final étant de montrer à quoi on ressemble. 

Certains annonceurs (et c’est bien entendu leur stricte liberté) optant parfois pour une représentation de soi, au plus près de l’objet de leur recherche : la réduction de l’être qui peut les constitué par ailleurs, à - dans l’annonce - un organe sexuel en gros plan. “Nous sommes là pour du cul, et nous vous montrons ce pour quoi nous sommes“, peuvent dire en filigrane, peut-être, les images. D’autres annonceurs, dans le même désir, s’y reconnaîtrons et l’assemblage aura peut-être lieu. Sans être notre cup of tea nous n’avons rien contre de telles choses, nous n’iront simplement - probablement - pas solliciter ces annonceurs là.

Remarquons, aussi, un autre genre photographique, qui consiste à savoir qui est qui. Jeu rigolo, mais risqué. Ainsi, un couple (h/f) recherche un couple - avec option bi pour la femme. Jusque là, tout va bien. Les photos, présentent deux femmes dans des postures diverses, un gros rectangle blanc masquant chacun des visages. Que les deux présentes ne nous provoque rien, et l’histoire est réglée, nous iront voir ailleurs. Qu’elles soient toutes deux attirantes, et l’on tentera (peut-être) quelque chose. Mais, cruel dilemme, que l’une soit fort avenante et l’autre sans attrait pour nous. Comment se défaire de ce doute? 

- Bonjour, euh … sur les photos, vous êtes laquelle?