Autre genre

•décembre 29, 2008 • Un commentaire

La fréquentation assidue (quoique) des sites de rencontres, ou même la simple inscription à un site du genre, nous offre le loisir de voir que le monde est simple et qu’il se compose d’hommes, de femmes ou de couples. Si les concepteurs des sites poussent le raffinement catégoriel, ils offrent même la possibilité d’être un couple homosexuel, allant même pour des sites orientés vers des pratiques plus ou moins barbares, on peut être dominant ou soumis, voir humeur volage et être alors polyvalent. Tout ceci dans le but de nous permettre de mettre le plus facilement et le plus rapidement possible la main (dans un temps premier) sur “ce” que l’on cherche. Comme sur une bourse d’animaux, il serait dommage, regrettable, d’avoir à compulser les annonces de teckel à poils durs alors que l’on est en quête d’un sympathique birman (le teckel pouvant quant à lui être tout aussi sympathique mais ce n’est pas notre recherche, ni l’objet du billet d’ailleurs).

Le couple et l’homme sont une denrée que l’on trouve à foison. Plus rare est la femme (seule bien entendu). Le nombre d’annonces disponibles, suite à une recherche sélective, suffit à nous en convaincre. La femme est donc, fatalement, souvent indisponible au “dial”, compte tenue du volume que l’on imagine important de personne voulant faire un brin de causette. La femme, n’est pas plus disponible par “mail” … (à moins qu’elle soit aussi mal embouchée que les hommes et les couples et que répondre aux “mails” soit aussi pour elle une chose qui se résume par le très courant, mais ô combien désolant : “si je répond pas c’est que ça m’intéresse pas”; ou lui semble être une option ignorant en même temps les lois de la bienséances). L’échec et le silence sont la règle des sites de rencontres. Etonnant, non?

Mais, en braconnage, en douce, ce profile un nouveau genre qui n’avait pas été prévu par les rédacteurs des casses à cocher. La femme seule en couple. Nouvel outil marketing, où la cacahuète est cachée sous le chocolat. Il faut dépasser les cases, et se livrer à la lecture de l’annonce pour découvrir que celle qui se présente comme seule, finalement rencontre avec son compagnon… Un moyen certain, mais déloyal, pour permettre une mise en lumière – sélection – plus grande de son annonce, et se démarquer des pauvres idiots qui se contentent d’afficher avec justesse leur état de couple.

Une rencontre

•novembre 11, 2008 • 3 commentaires

C’était il y a quelques mois … Avant, tout juste, les vacances d’été. Nous vous épargnerons la genèse de nos discussions pour en arrivé au rendez-vous. Les choses se sont faites relativement vite (il semble, en effet, que les repères temporels des annonceurs soient parfois bien distendus : dans un cas nous sommes dans un espace temporel qui marche à la seconde; on a à peine le temps de finir de dire bonjour qu’il faudrait que nous soyons en train de copuler bestialement à douze couples bo et sympa, dans la bonne humeur et sans prise de tête. Dans l’autre, nous passons carrément à des échelles géologiques – le siècle pouvant être pris comme unité de valeur). Dans ce cas, nous nous en sommes tenu à la semaine, voir au mois, comme vitesse d’évolution. Le temps d’affirmer notre détermination, sans pour autant nous forcer la main. Nous nous mettions au pied du mur, et il nous fallait bien ce temps pour vérifier qu’une possibilité concrète (bien que très innocente : boire un verre) s’offrant à nous n’allait finalement pas nous faire passer dans le clan des bien nombreux fantasmeurs de l’écran. Risque que nous n’écartions pas, bien que, sommes toutes, plutôt confiant dans notre décision. 

A. et B. (appelons-les ainsi) firent le premier pas, en nous contactant. Leur photos étaient simples et sans pornographie (que par ailleurs nous apprécions); ils n’étaient pas spécialement bavards mais exprimaient une simplicité et une logique qui nous convenait. Nous n’étions pas sollicité pour raconter par le menu comment nous envisagions notre hypothétique partie carré, nous n’étions pas sommé de nous voir dans la journée même, nous en restions au simple constat que nos échanges étaient cordiaux, et que nous images ne nous avaient pas amenées à conclure à une impossibilité. A partir de là, et sans pression, la rencontre était possible, souhaitable, pour confirmer – ou infirmer – que le réel, lui aussi, alors pourrait faire en sorte qu’un pas de plus vers l’échangisme, avec eux, était envisageable. Mais, eux comme nous, sachant l’écart entre un clavier, une photo, et des êtres, le fait que cette  rencontre ne se solde que par un moment agréable sans suite érotique, était une idée acceptée par nous quatre. 

Nous avons donc pris ce fameux verre par un début d’après-midi ensoleillé. Seules des contingences matérielles ne nous on pas pour l’instant permis d’aller voir plus loin …

1,2,3 … Zéro!

•novembre 10, 2008 • 3 commentaires

C’était il y a quelques mois, deux, trois… plus? Qu’importe. Notre annonce allait bon train, et les contacts dial étaient raisonnables en nombre – assez nombreux pour avoir l’impression d’intéresser, suffisamment peu nombreux pour ne pas finir noyer. Juste ce qu’il fallait pour pouvoir gérer en bonne intelligence nos contacts – c’est-à-dire remercier fermement mais sans envoyer sur les roses le fameuxhommeseulquitentesachanceparcequequandmeme, dire non aux couples qui ne nous inspiraient pas, et discuter un peu plus avec ceux (rares) avec qui boire un verre ne semblait pas être une corvée, sans pour autant jurer que la lune ils pourrons la péter le soir même. Petite navigation à vue …

Un couple débutant retient notre attention, et vogue pour msn et échange de photos. La dame obtient notre aval, quant à l’homme, s’il n’évoque pas grand chose au membre masculin de notre couple, il semble ne pas déplaire à notre partie féminine. Nous n’avons pour notre part, pas de retour négatif. Poursuivre est donc le mouvement le plus simple a envisager. 

Pour plus de photos, nos interlocuteurs nous indiquent l’url de leur blog. C’est à ce moment que nous avons commencer à nourrir quelques doutes. On la découvre, charmante, une bite dans le cul, en plusieurs exemplaires. Logiquement la chose aurait dû plutôt nous plaire, mais … Rien de définitif dans notre suspicions, le passage d’une ombre dans le paysage si séduisant. 

Pas de disponibilités dans les quinze jours à venir, qu’importe. Petits mails de temps en temps, tout va bien. Puis, cependant, commençant à trouver long le temps, nous nous faisons un peu plus insistant quant à un verre à boire. Retour de mail, avec de sombres explications de matchs le matin, de copains à voir les week-end, de trucs et de machins … S’ils veulent être échangistes en 2022, le mieux c’est de passer une annonce le moment venu. On lâche l’affaire. 

Une semaine après leur derniers mail (celui avec les explications), nous traînons (encore) sur un site de rencontre. Et voilà t’y pas que notre coupledébutantavecblogdesodomiemaispasdisponibleavantdesmoisedesmois nous contacte comme si nous étions de parfait inconnus. 

Depuis, l’annonce a disparue, et le blog est introuvable…

 

ps: à la lecture de notre conclusion, n’allez pas croire que nous sommes responsables en quoique ce soit tant de la disparition de l’annonce que de celle du blog. Ce n’est qu’un constat.

Taggé

•octobre 18, 2008 • 5 commentaires

Avec un retard qui trop lointain pour être encore excusable, nous venons, dans le billet précédent, de répondre au jeu du tag. Sommation sympathique de la part d’un individu blogueur à faire un truc et à demander à son tour à un certain nombre d’autres blogueur de faire le même truc. Mistigri pyramidale – pyramide qui en son temps constituait une arnaque à fric – qui ici ne coûte rien, mais dont les tenants et les aboutissants nous échappent. Il suffit qu’on te le demande pour que tu le fasses. D’un certain point de vue, la leçons sur nos comportements est édifiante. On comprend alors bien plus facilement comment des personnes théoriquement pas trop crétines ce retrouvent à envoyer des chèques en Afrique pour aider une brave fille à faire sortir des fonds suspects de son pays lointain contre la promesse d’un pourcentage important … D’argent jamais ils n’en verront la couleur, la consolation viendra qu’ils leur restent leur yeux pour pleurer…

Taggé … bon …

•octobre 18, 2008 • Laisser un commentaire

l’un des Esclaves Noirs.

- Il faut supprimer ce bâtard antiaméricain, dit un méde-

cin sudiste à la trogne de crapaud obèse. (Il boit de l’alcool

de maïs à même un bocal à confiture depuis le début de la

séance… Il avance d’un pas titubant et se fige soudain sur

 

5 lignes de la page 123, à partir de la cinquième ligne.

Ralentissement …

•octobre 1, 2008 • 4 commentaires

La rentrée, les emmerdes, le temps, tout cela concours à un ralentissement tant du blog que de nos recherches. Le désir d’Autres est moins aigu, une priorité secondaire. Le désir est une sale bête qui ne se commande pas à coups de connexions sur des sites de rencontres. Comme la bourse : c’est fluctuant. Nous n’en sommes pas au renoncement, mais à la fatigue du statique. Les mêmes phrases (idiotes ou maigres, parfois les deux) de prise de contact : bonjour vous aller bien. Que répondre à une telle chose? Les mêmes annonceurs se baladant d’un site à l’autre. Les mêmes silences. De la convention formatée. L’échec en la matière est la règle, la rencontre l’exception. 

Demain est un autre jour …

Comme du yaourt

•août 14, 2008 • 3 commentaires

Le couple débutant est un article fréquemment rencontré dans les annonces.

La date de publication d’une annonce est une information à laquelle on a accès assez facilement sur certains sites. 

D’où une inquiétude se profilant parfois à l’horizon pourtant joyeux – c’est joyeux l’échangiste (!!??) – de la mise en regard des deux informations. Nous sommes, déjà, en août 2008 (comme passe le temps) et des, joyeux donc, annonceurs de longue date (2006) en sont toujours au même stade : débutants.

Que penser de tout cela?

Les sites sont pleins de gens frissonnants à la moindre concrétisation, et sont donc des “fantasmeurs de derrière l’écran”, voués à n’être de ce fait jamais que débutants.

Ca ne marche pas. Chacun replier sur un catalogue trop précis du matériel, et des options qui vont avec, qu’il recherche ne trouvant finalement jamais ceux qui sauront correspondre. Retour au fantasmeurs de derrière l’écran, mais pour d’autres raisons.

Ce sont d’infinis casse-mouilles, et personne n’a jamais eut le courage de se les cogner autrement qu’en virtuel.

Ce sont de terribles calculateurs : le statut de débutant doit avoir son charme, et il est bon de le préserver (combien d’annonces font des “haltes aux pros” … des pros ?????).

Ils sont distraits … leurs aventures échangistes roulent bon train, alors pourquoi changer une formule qui gagne? 

Rien. Ne rien en penser. Deux ans d’annonce, et rien. D’éternels débutants, des poètes en quelque sorte…

De la brute (dans un monde de finesse?)

•août 2, 2008 • Un commentaire

L’échangiste en herbe est peut-être trop exigent? C’est qu’un fantasme, c’est physiquement parfait, ça à pas des poils partout, pas de ventre, pas de rides, pas son âge … Un fantasme même des fois ça n’a pas de visage. C’est un truc en plus, une bite? une paire de seins? … c’est pas spécialement quelqu’un. Ca n’a pas de forme concrète. C’est un machin rigolo qu’on invite dans le couple par le truchement de mots. Et puis, voilà que les mots, on voudrait bien qu’ils bandent pour de vrai. 

Internet, les annonces, … hardi petit, en avant … Le corps des autres. Leurs réalités. Leurs délires. 

Ca collent pas toujours avec nos corps, notre réalité, nos délires. 

Ainsi nous sommes souvent dans la délicate position de devoir faire savoir à l’interlocuteur, que non. Ca à parfois des allures de corvées. 

Ding! un nouveau message dial. Bon, bon, qui vient nous voir? Ah! Bof, ça va pas le faire. (Contactant aussi par ce biais, on imagine sans peine que les gens à l’autre bout, aient une réaction équivalente). 

Il va falloir donc dire non. Et puis, on se dit que nous allons ménager les choses, faire appel à un peu de finesse. Et si on parlait de tout autre chose; si on répondait un peu à côté des questions, si on faisait sentir donc, que nous ne sommes pas des brutes sanguinaires et que l’on a juste pas envie de discuter, pas envie d’eux. Juste pas envie. Juste, ne pas être dans le truc, être dedans et dehors en même temps. Juste, qu’ils sentent que eux pour nous, c’est pas ça. C’est pas grave. C’est même pas à cause d’eux, des fois (souvent). 

Je t’en fiche de la finesse. Si tu leur mets pas noir sur blanc que non, ils s’en rendent pas compte, ils insistent, il faut absolument que tu sois une brute qui les envoient paître. 

Puisqu’ils le veulent …

Parce qu’on n’y arrive vraiment pas!

•juillet 27, 2008 • 3 commentaires

Pendant une très innocente ballade sur un site de photos, une phrase :

” La force de Michaël Bauswein est de nous démontrer, contrairement à ce que l’on pourrait penser, que les vêtements et le maquillage sont une vitrine alors que la nudité est un rideau…” 
Thomas Ragage

 

Euh… !!!??? Si quelqu’un a une vague idée de ce que ça peut bien vouloir dire.

Triage

•juillet 25, 2008 • Laisser un commentaire

La fiche de l’annonceur est pleine de petits boutons divers et variés, qu’il se doit de cocher, remplir, lors de la création de son annonce. Informations factuelles sur l’état de son corps physique, voir sociale. Les informations vont du banal taille/poids à la situation professionnelle. En complément on indiquera de façon non restrictive le type de partenaires recherchés, tout comme nous auront le choix de catégoriser les cochonneries que l’on prévoit de faire avec. 

L’annonceur est aussi chercheur. Fort de tout ce déballage, nous auront alors la possibilité d’appeler les fiches des femmes bi, mesurant 1,50 m entre 40 et 45 ans pesant 75 Kg du Loiret, qui recherchent une femme homo.

Ainsi saucissonné, nous multiplions les chances de trouver un article qui colle à nos attentes, tout comme nous augmentons les chances d’être trouver – pour peu que l’on nous cherche. Nous risquons aussi, pourtant, à un kilo près, à une année de sélection, de passer à côté de ceux, celle, qui auraient réussi à faire bouger nos oreilles à la vue de leur photos, à la confirmation par la lecture de l’annonce. 

Sans curiosité, et campé sur des positions abstraites (pas au-delà de 35 ans … comme si le passage à 36 ans avariait la viande) on risque bien de louper le bon coup. 

Quelques craintifs, efficaces ou distraits, optent pour une maximisation de leur chance et cochent tout ce qu’il est possible de cocher. Ainsi une fiche annonce un couple qui cherche : couple, couple avec femme bi, femme, homme, et qui est échangiste, mélangiste, sans tabou, avec de l’expérience, explique dans son annonce qu’il sont débutants et ne cherchent qu’une femme pour elle

Ca date de quand l’invention de la roue?